Ecrit par Gilles de crée-ma-maison , le lundi 5 mai 2014

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La maison écologique à ossature

construire-maison-ossature-boisLa construction à ossature ou à poteaux-poutres (sections et espacements plus importants), qu'elle soit en bois ou en acier, se prête à un remplissage en matériaux écologiques. Il en existe plusieurs, à base végétale. Ces produits sont tous respirants et mettent en avant le confort hygrométrique de l'habitat, provenant de l'échange permanent entre l'intérieur et l'extérieur.

Le béton de chanvre

Le béton de chanvre est un matériau relativement récent. Il est constitué d'un mélange de paille de chanvre (appelée chènevotte) et de chaux, en remplissage d'ossature.

L'intérêt écologique du chanvre réside dans le stockage de CO2 tout au long de la croissance de ce végétal, qui par ailleurs nécessite très peu de produits phytosanitaires. Il pousse rapidement, en surface de la terre, et ne puise que peu de ressources dans le sol. Le chanvre est cultivé en France, dans de nombreuses régions (Champagne-Ardenne, Touraine...).

Le béton de chanvre peut soit être fabriqué directement sur chantier, soit livré en briques à assembler. Dans tous les cas, il ne s'agit pas d'un matériau structurel, mais seulement d'un remplissage isolant pour combler l'ossature. Il peut également être utilisé pour réaliser une chape de sol, lorsqu'il n'y a pas de risques de remontées d'humidité.

Au sol, une épaisseur de 30 cm permet d'atteindre une résistance thermique R de 3,92 et un coefficient de déperdition thermique de 0,26, selon les valeurs données par l'association Construire en chanvre. En mur, l'épaisseur de la paroi d'une quarantaine de centimètres permet d'atteindre les valeurs exigées dans les constructions contemporaines.

La présence de chaux confère au matériau un très bon comportement au feu.

Le torchis

torchis

Autre remplissage possible, le torchis. Il est composé d'un mélange de paille et de terre argileuse. Il  n'utilise que des ressources locales et abondantes, entièrement naturelles.

C'est une technique très ancienne de construction, utilisée notamment avec les colombages des maisons médiévales. Lorsque la paille est majoritaire, on appelle le mélange torchis lourd, à forte inertie. Le torchis allégé, comprenant moins de paille, est meilleur d'un point de vue thermique. Les valeurs de résistance thermique sont difficilement modélisables, dans la mesure où elles dépendent de la terre et de la paille utilisées, ainsi que de la nature du mélange. On évalue le coefficient de déperdition thermique du torchis lourd à environ 1,1 et celui du torchis allégé à 0,12. L'association des deux sur un même mur est possible (léger à l'extérieur, lourd à l'intérieur).

La terre assure une bonne résistance au feu du mélange.

La paille

Une structure poteaux-poutres, à large espacement, se prête bien à un remplissage en paille. Ce produit, résidu agricole, est abondant dans toutes les régions françaises.

Les bottes de paille sont placées soit verticalement, soit horizontalement. Elles doivent être très serrées, notamment pour le comportement au feu. Les essais réalisés en Allemagne, et plus récemment en France, sont positifs pour la paille en cas d'incendie, à condition qu'elle soit très dense pour ne pas laisser d'oxygène susceptible d'alimenter la combustion.

La paille est enduite sur les faces intérieures et extérieures. Une solution à base de terre ou de chaux améliorera encore le comportement au feu.

En termes de performance thermique, les professionnels de la paille affichent un coefficient de déperdition thermique de 0,12 pour des bottes de paille d'une densité supérieure à 200 kg / m3.

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